Ce que dit l'étiquette
F ou G signale une forte consommation et, souvent, des faiblesses d'isolation ou de système de chauffage.
Mis à jour le 2026-04-09
Un logement classé F ou G est une passoire énergétique. Il appelle souvent une lecture plus globale qu'un simple changement d'équipement.
La bonne stratégie n'est pas la même pour un occupant, un bailleur ou un acheteur d'un bien à rénover.
Le classement, le type de logement, l'usage du bien et l'objectif réel du projet avant devis.
Un logement F ou G peut ouvrir la porte à des aides et à des parcours de rénovation plus ambitieux, mais il ne faut pas s'arrêter à l'étiquette seule. Pour bien décider, il faut distinguer ce que dit réellement le DPE, ce que cela change selon votre profil et quels travaux traitent vraiment le problème au lieu de déplacer la difficulté.
Un logement classé F ou G demande souvent une approche plus structurée qu'un geste isolé. L'enjeu n'est pas seulement d'obtenir une aide, mais de savoir quel type de travaux a du sens pour sortir durablement de la passoire énergétique.
À vérifier. Le bon diagnostic vient rarement d'un seul critère. Il faut regarder le profil du logement, le type de projet et le moment où vous en êtes.
F ou G signale une forte consommation et, souvent, des faiblesses d'isolation ou de système de chauffage.
Tous les travaux ne se valent pas et une amélioration rapide sur le papier ne règle pas toujours le fond du problème.
Vous n'avez pas les mêmes leviers si vous occupez le logement, si vous le louez ou si vous l'achetez avec un projet de rénovation.
Sources officielles : Service-Public — Diagnostic de performance énergétique et France Rénov' — MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur. Mise à jour : mars 2026.
C'est un logement dont la consommation énergétique dépasse 330 kWh/m²/an (F) ou 420 kWh/m²/an (G). En pratique, le chauffage coûte significativement plus cher que dans un logement équivalent mieux isolé ou chauffé.
Oui. Les logements F et G sont précisément la cible du parcours d'ampleur de MaPrimeRénov'. Le dispositif est dimensionné pour ces cas, avec des montants d'aide parmi les plus élevés du système. Le principe est un gain d'au moins deux classes DPE — la cible exacte dépend du point de départ du logement.
Pour le parcours d'ampleur de MaPrimeRénov', oui. L'audit énergétique est une condition préalable. Il définit les travaux recommandés et la trajectoire de gain de classes DPE attendue.
Le DPE classe les logements de A (très performant) à G (très énergivore). Les classes F et G représentent les logements qui consomment le plus — et qui ont le plus à gagner d'une rénovation bien menée.
Le parcours d'ampleur de MaPrimeRénov' exige un gain d'au moins deux classes DPE. La classe cible exacte dépend de la situation initiale du logement — la classe D est souvent citée comme exemple courant mais ce n'est pas une règle absolue valable dans tous les cas.
Le classement DPE a des effets concrets sur les factures, la valeur du bien et la capacité à le vendre ou le louer.
Un logement G peut consommer deux à trois fois plus d'énergie qu'un logement C équivalent. L'écart de facture sur une année peut représenter plusieurs milliers d'euros selon la surface et le mode de chauffage.
Les logements F et G subissent une décote à la vente croissante. Les acheteurs intègrent le coût futur des travaux dans leur offre. Cette décote tend à s'accentuer à mesure que les obligations réglementaires se renforcent.
Pour les bailleurs, l'interdiction de louer un logement G est effective depuis janvier 2025. Pour tous les propriétaires, un audit énergétique est obligatoire pour vendre un logement F ou G en monopropriété depuis avril 2023.
Les passoires thermiques sont au cœur du dispositif MaPrimeRénov'. Les montants les plus élevés sont accessibles dans le cadre du parcours d'ampleur, qui vise un gain d'au moins deux classes DPE.
C'est le dispositif le plus adapté aux logements F et G. Il finance des travaux combinés visant un gain d'au moins deux classes DPE. Le principe est un gain d'au moins deux classes DPE. La classe cible concrète dépend de la situation de départ — partir de G ou de F ne mène pas nécessairement au même objectif.
Le recours à un Mon Accompagnateur Rénov' (MAR) est obligatoire. C'est lui qui coordonne l'audit préalable, le montage du dossier et le suivi des travaux. Les montants d'aide varient selon les revenus du foyer — ils sont plus élevés pour les ménages modestes et très modestes.
Pour un logement F ou G, il est aussi possible d'engager des travaux isolés — isolation, remplacement du système de chauffage — dans le cadre du parcours par geste. Ce n'est pas toujours la voie la plus efficace pour sortir du classement, mais elle peut être pertinente selon la situation et les priorités du propriétaire.
Les Certificats d'Économies d'Énergie peuvent compléter MaPrimeRénov' pour réduire le reste à charge. Les règles de cumul MaPrimeRénov' et CEE dépendent du parcours choisi et du type de travaux.
L'éco-prêt à taux zéro permet de financer le reste à charge sans intérêts. Il est cumulable avec MaPrimeRénov' sous certaines conditions. Utile quand les aides directes ne couvrent pas l'intégralité du projet.
Pour un logement F ou G, le parcours d'ampleur bien monté peut couvrir une part très significative du coût des travaux — avec des taux d'aide atteignant 60 à 70 % pour les ménages modestes dans certains cas. Le reste à charge final dépend du profil du foyer, du type de travaux et du montage du dossier.
Ces exemples illustrent les configurations les plus fréquentes. Le montant réel dépend du logement, des revenus du foyer et du type de travaux envisagés.
| Situation | Profil | Aides mobilisables | Potentiel |
|---|---|---|---|
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Logement G
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Ménage modeste ou très modeste — rénovation d'ampleur | MPR ampleurCEEÉco-PTZTVA 5,5 % |
Très élevé |
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Logement G
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Ménage aux revenus intermédiaires — rénovation d'ampleur | MPR ampleurCEEÉco-PTZ |
Élevé |
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Logement F
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Ménage modeste — rénovation d'ampleur ou geste ciblé | MPR ampleur ou gesteCEEÉco-PTZ |
Élevé |
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Logement F
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Ménage aux revenus supérieurs — geste ciblé | MPR par gesteTVA 5,5 % |
Moyen |
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F ou G en appartement
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Copropriété — décision collective requise | MPR copropriété (voie distincte) |
Variable |
Un projet de sortie de passoire thermique se prépare. Ces points conditionnent l'accès aux aides et la réussite du chantier.
Commencez par l'audit énergétique. C'est le point de départ obligatoire du parcours d'ampleur. L'audit identifie les travaux prioritaires, évalue le gain de classes attendu et sert de base au dossier d'aide. Sans audit validé, le dossier MaPrimeRénov' ampleur ne peut pas être monté.
Mandatez un Mon Accompagnateur Rénov' avant tout devis. Le MAR est obligatoire pour le parcours d'ampleur. Il aide à comprendre les recommandations de l'audit, à sélectionner les bons artisans RGE, et coordonne le montage administratif du dossier.
Vérifiez l'objectif de classe DPE cible. Le parcours d'ampleur exige un gain d'au moins deux classes DPE. La cible concrète dépend de la situation initiale. Des travaux insuffisants pour atteindre le gain requis peuvent remettre en cause l'éligibilité à ce parcours.
Ne commencez pas les travaux avant validation du dossier. Comme pour tout dispositif MaPrimeRénov', les travaux commencés avant l'accord administratif font perdre le bénéfice de l'aide. L'ordre des étapes est non négociable.
Vérifiez si le logement est en copropriété. Les appartements en copropriété suivent un dispositif MaPrimeRénov' distinct, avec des règles et des interlocuteurs différents. Le syndic est impliqué dans la démarche collective.
Anticipez les délais. Entre l'audit, le montage du dossier, la sélection des artisans RGE et le démarrage du chantier, un projet d'ampleur peut prendre plusieurs mois. Plus vous agissez tôt, plus vous gardez de marges de manœuvre.
L'audit est réalisé par un professionnel certifié. Il analyse l'enveloppe du bâtiment, le système de chauffage et les équipements, et propose plusieurs scénarios de travaux avec leur impact sur la classe DPE. C'est la base de tout projet d'ampleur.
Le MAR est votre interlocuteur unique tout au long du projet. Il aide à choisir le scénario de travaux le plus adapté, coordonne les devis RGE, monte le dossier de demande d'aide et assure le suivi administratif jusqu'au versement.
La demande MaPrimeRénov' ampleur est déposée avant le début des travaux. C'est une condition stricte. Aucun devis ne doit être signé, aucun chantier ne doit commencer tant que la demande n'est pas validée.
Les travaux sont réalisés par des artisans qualifiés RGE. Chaque corps de métier concerné doit disposer de la qualification correspondante. Le MAR s'assure de la cohérence du chantier avec les engagements du dossier.
À l'issue des travaux, un nouveau DPE est réalisé pour vérifier l'atteinte de la classe cible. Les aides sont versées après validation des justificatifs de fin de travaux.
Partir de G ou de F ne donne pas les mêmes marges. L’audit reste la base pour savoir jusqu’où le projet peut raisonnablement aller.
Maison individuelle, appartement, copropriété, logement ancien, chaque configuration oriente vers des travaux prioritaires, des interlocuteurs et des aides différents.
Les montants d’aide du parcours d’ampleur dépendent du profil, du gain visé et du dossier réel. L’étude sert à clarifier cela avant de se lancer.
Un logement F ou G bien rénové sort définitivement du statut de passoire. Mal montée, une rénovation peut laisser le logement en classe E — sans avoir déclenché les aides d'ampleur.
Cette page est relue à partir des informations publiques disponibles au moment de la mise à jour. Les règles exactes peuvent évoluer selon le dispositif, le calendrier et votre situation.
Selon les estimations officielles, environ 5 à 5,5 millions de logements sont classés F ou G en France métropolitaine, représentant environ 17 % du parc résidentiel. Ces logements sont qualifiés de passoires thermiques. Ils sont la cible prioritaire des dispositifs de rénovation énergétique, notamment le parcours d'ampleur de MaPrimeRénov'.
La réglementation interdit progressivement la location des passoires thermiques. Les logements classés G (consommation > 450 kWh/m²/an) ne peuvent plus faire l'objet de nouveaux contrats de location depuis le 1er janvier 2025 en France métropolitaine. Pour les logements classés F, l'interdiction de nouveaux contrats de location est prévue à partir du 1er janvier 2028. Les contrats en cours avant ces dates restent valables jusqu'à leur renouvellement.
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G (les plus énergivores, au-delà de 450 kWh d'énergie finale/m²/an) ne peut plus faire l'objet d'un nouveau contrat de bail en France métropolitaine. Un contrat en cours avant cette date peut théoriquement être reconduit, mais la situation juridique est à vérifier au cas par cas selon la date du contrat et la localisation du bien. Les logements G+ (au-delà de 450 kWh) étaient déjà dans ce cas depuis 2023.
Le coût d'un audit énergétique réglementaire varie généralement entre 500 et 1 000 € selon la surface du logement, sa complexité et le prestataire choisi. Pour une maison de 100 m², comptez 600 à 800 € en moyenne. Ce coût est partiellement pris en charge dans le cadre du parcours d'ampleur de MaPrimeRénov'. L'audit est obligatoire pour accéder au parcours d'ampleur et depuis avril 2023 pour vendre un logement F ou G en monopropriété.
Oui. Depuis le 1er avril 2023, un audit énergétique réglementaire est obligatoire pour vendre un logement classé F ou G en monopropriété (maison individuelle ou appartement vendu séparément). Cet audit doit être remis à l'acquéreur potentiel dès la première visite. Il est distinct du DPE (diagnostic de performance énergétique) et plus détaillé — il présente des scénarios de travaux chiffrés.
Le parcours d'ampleur de MaPrimeRénov' est le dispositif le plus adapté pour les logements F et G. Il permet de financer une rénovation globale avec un gain d'au moins deux classes DPE, dans la limite de 70 000 € HT de travaux. Les ménages très modestes et modestes accèdent aux taux les plus élevés. Les primes CEE et l'éco-PTZ (jusqu'à 50 000 € sans intérêt) peuvent compléter le financement.
Dans le parcours d'ampleur, le niveau d'aide dépend de la tranche de revenus, du gain énergétique visé et des plafonds applicables au projet. Les montants exacts doivent être vérifiés sur les barèmes officiels en vigueur au moment du dossier.
Oui, c'est une condition du parcours d'ampleur. Le logement doit gagner au moins deux classes DPE ET atteindre au minimum la classe D à l'issue des travaux. Un logement G qui passerait à E ne remplit pas la condition d'atteindre D — le dossier ne serait pas éligible au parcours d'ampleur dans ce cas. Cette règle oriente vers des rénovations plus ambitieuses pour les passoires les plus dégradées.
Oui. Le parcours par geste reste accessible pour des travaux ciblés sur un logement F ou G (remplacement de chaudière, isolation d'un comble). Il n'exige pas d'audit préalable ni de MAR. Cependant, pour un logement très énergivore, le parcours d'ampleur est généralement plus avantageux financièrement et plus efficace pour améliorer durablement la classe DPE. Le choix dépend du budget, du calendrier et de l'ambition du projet.
Les erreurs les plus fréquentes : commencer les travaux avant de déposer le dossier MaPrimeRénov' (perte définitive de l'aide), choisir un artisan sans vérifier sa qualification RGE pour le bon domaine, ne pas mandater de Mon Accompagnateur Rénov' pour un parcours d'ampleur, viser un gain de classes insuffisant (ne pas atteindre D), ou sous-estimer le reste à charge en se basant sur des montants non vérifiés.
Votre demande est analysée par Projet Rénovation. Si votre dossier paraît compatible avec certaines aides ou nécessite une vérification, il peut être transmis à un partenaire RGE adapté à votre projet et à votre zone géographique.
Nous aidons les particuliers à faire analyser leur projet avant devis. Chaque demande est étudiée en amont. Les dossiers pertinents peuvent être transmis à un partenaire RGE adapté au projet et à la zone géographique.
Vos informations servent à analyser votre demande. Si votre dossier paraît compatible avec certaines aides ou nécessite une vérification, elles peuvent être transmises à un partenaire RGE adapté afin qu'il puisse vous rappeler au sujet de votre projet. Aucune revente à des tiers non partenaires.
Les logements F ou G n’ouvrent pas tous droit au même niveau d’aide. Le formulaire sert à repérer les cas les plus cohérents, à identifier les points à vérifier, puis à éviter d’orienter trop vite un dossier vers une solution inadaptée.
Analyse gratuite de votre demande. Rappel possible sous 72 heures ouvrées si votre dossier paraît compatible ou à vérifier.
Votre demande est analysée en tenant compte de la classe DPE, du type de logement et de votre zone.
Sans engagement • Rappel possible sous 72 heures ouvrées si votre dossier s’y prête • Partenaires RGE
Ces pages détaillent les travaux et dispositifs les plus souvent recommandés pour sortir d'un classement F ou G.